Dans mon monde à moi...

Textes

Trop jeunes...

le 29/11/2005 à 00h18
 
 
Aujourd’hui, c’est le premier jour de ma vie. Maman l’ignore encore, Papa aussi. Ils sont très beaux tous les deux et ils s’aiment beaucoup.
Ils n’ont que 16 ans.

Aujourd’hui, Maman se sent un peu malade. Elle est allée voir le médecin qui lui a dit que je naîtrai en Août si tout se passait bien mais Maman semble inquiète. Elle parle de moi à Papa qui dit que non, qu’il est désolé, mais qu’élever un enfant ne serait pas possible.
Sur ces mots, il a laissé Maman seule avec son désarroi.

Aujourd’hui, il m’est poussé un doigt et quelques cheveux. Je suis un garçon mais Maman ne le sait pas encore. J’aimerais m’appeler Nicolas, cela me plairait beaucoup. Maman pleure : elle se sent seule et abandonnée, elle va mal.
Peut-être est-elle préoccupée par ma naissance ?

Aujourd’hui, c’est une magnifique journée de printemps, un beau soleil brille au dehors. Un beau soleil que je n’aurais jamais le loisir d’observer puisque Maman a décidé de me tuer. Je me fiche de savoir si Maman a fait le bon choix.
J’aime Maman, tout est de la faute de papa.

Si seulement...

le 03/12/2005 à 21h46
 

Je suis allée à une soirée, maman, et je me suis souvenue de ce que tu m'avais dit.
Tu m'avais dit de ne pas boire, maman, alors je n'ai pas bu.
 
Je n'ai pas bu avant de conduire, maman, même si les autres m’ont incités. Je sais que j’ai fais la bonne chose maman. Je sais que tu as toujours raison.

 
Maintenant, la boum est presque terminée, et tout le monde prend le volant.
Quand je suis entrée dans mon auto, maman, j’ai su que je rentrerais à la maison grâce à la manière dont tu m’as élevée. J’ai commencé à conduire, maman, et comme je sortais pour prendre la route, l’autre auto ne m’a pas vue, maman, et elle m’a frappée.

 
Je suis étendue par terre, maman. J’ai entendu le policier dire que l’autre garçon était saoul, maman, et maintenant je suis celle qui paye ! Je suis couchée ici, en train de mourir, maman, j’espère que tu arriveras bientôt.
Comment ceci pouvait m’arriver à moi, maman ? Ma vie vient d’éclater comme un ballon.

Je baigne dans mon sang, maman. J’entends les ambulanciers parler, maman, et je vais mourir dans peu de temps.

Je voulais simplement te dire, maman : je te jure que je n’ai pas bu ! C’était les autres maman. Les autres n’ont pas réfléchis. Ce garçon était probablement à la même soirée que moi. La seule différence c’est qu’il a bu et que c’est moi qui vais mourir… Je sens beaucoup de douleur maintenant. Le garçon qui m’a frappé marche et je ne crois pas que ce soit juste. Je suis étendue ici en train de mourir et il me regarde en me fixant…

Dis à mon frère de ne pas pleurer, maman. Dis à papa d’être brave et quand je serais au paradis, maman, tu écriras : la fille à papa, sur ma pierre tombale. Quelqu’un aurait dû lui dire, maman, de ne pas conduire s’il avait bu. Si seulement quelqu’un lui avait dit, maman, je serais encore vivante.

Ma respiration devient de plus en plus courte, maman, et j’ai peur.
S’il te plait, ne pleure pas maman. Quand j’avais besoin de toi tu étais toujours là.

J’ai une dernière question maman avant de te dire adieu :
Je n’ai pas bu avant de conduire, alors pourquoi suis-je celle qui meurt ?

J'ai reçu des fleurs...

le 04/12/2005 à 00h50

J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
Ce n'était pas mon anniversaire ni un autre jour spécial.
Nous avons eu notre première dispute hier dans la nuit et il m'a dit beaucoup de choses cruelles qui m'ont vraiment blessées.
Je sais qu'il est désolé et qu'il n'a pas voulu dire les choses qu'il a dites, parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui..

J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
Ce n'était pas notre anniversaire ni un autre jour spécial.
Hier, dans la nuit, il m'a poussée contre un mur et a commencé à m'étrangler.
Ça ressemblait à un cauchemar, je ne pouvais croire que c'était réel.
Je me suis réveillée ce matin le corps douloureux et meurtri.
Je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.
J'ai reçu des fleurs aujourd'hui..

Aujourd'hui c'était un jour très spécial, c'était le jour de mes funérailles.
Hier dans la nuit, il m'a finalement tuée.
Il m'a battue à mort.
Si seulement j'avais trouvé assez de courage pour le quitter, je n'aurais pas reçu de fleurs aujourd'hui...........

Un gars & une fille...

le 18/12/2005 à 17h26
 
Un gars et une fille étaient sur une route à 100km/h, sur une moto.. .

La Fille : Ralentis, j’ai peur!
Le Gars : Non arrête c'est marrant!
La Fille : Non c'est pas marrant, s’il te plais j’ai trop peur!
Le Gars : Bah ! Dis-moi que tu m’aimes.
La Fille : Ok, je t’aime. Ralenti !!!  
Le Gars : Maintenant donne-moi un gros câlin..
La Fille le serre très fort dans ses bras.
Le Gars : Tu peux enlever mon casque et le mettre? Il me gêne...
 
Dans le journal le lendemain, en première page on pouvait lire : "Accident de moto : à cause d'un problème de freins, 2 personnes eurent un accident de moto. Un seul a survécu..."


Ce qui s'est passé ?
A mi-chemin sur la route, le gars a réalisé que ses freins ne fonctionnaient plus, mais il ne voulait pas le dire à sa copine. A la place de ça il lui a fait dire qu'elle l’aimait, et a voulu un câlin pour la dernière fois. Ensuite il lui a fait mettre son casque pour qu'elle puisse continuer à vivre même si cela voulait dire qu'il devait y laisser la vie...

Cher journal...

le 18/12/2005 à 17h31

Cher journal,
Je suis sur un lit d'hôpital, le docteur dit que c'est une opération très difficile
et je ne pourrai peut-être pas la faire. Il me faut un nouveau coeur... J'ai besoin de soutien mais mon amour n'est toujours pas arrivé.


Cher journal,
L'opération est finie, les docteurs disent que tout s'est bien passé...mais
j'ai besoin de soutien et il n'est toujours pas arrivé.


Cher journal,
Une semaine est passée, je suis sortie de l'hôpital, je vais bien mais mon
amour n'est toujours pas venu, à présent je vais aller chez lui, ça me
préoccupe beaucoup.


Cher journal,
Je suis allée chez lui, j'ai frappé longuement, mais il n'y avait personne.
Je suis entrée, la porte était ouverte, et sur la table il y avait un mot qui disait:

"Mon amour, pardonne-moi de ne pas t'avoir apporté le soutien dont tu
avais besoin, j'ai voulu te faire un cadeau, mon coeur ne bat plus en moi
mais je suis heureux de te l'avoir donné à toi, il continue de vivre à travers toi ...

                              je t'aime... "

Extrait

le 21/08/2006 à 02h52

Cet après-midi, j'ai poussé Arthur dans le bassin.


Il est tombé et il s'est mis à faire des « glou glou » avec sa bouche, mais il criait aussi et on l'a entendu. Papa et maman sont arrivés en courant. Maman pleurait parce qu'elle croyait qu'Arthur était noyé. Il ne l'était pas.


Le docteur est venu. Arthur va très bien maintenant. Il a demandé du gâteau à la confiture et maman lui en a donné. Pourtant, il était sept heures, presque l'heure de se coucher quand il a réclamé ce gâteau et maman lui en a donné quand même. Arthur était très content et très fier. Tout le monde lui posait des questions. Maman lui a demandé comment il avait fait pour tomber, s'il avait glissé et Arthur a dit que oui, qu'il avait trébuché.


C'est chic à lui d'avoir dit ça, mais je lui en veux quand même et je recommencerai à la première occasion. D'ailleurs, s'il n'a pas dit que je l'avais poussé, c'est peut-être tout simplement parce qu'il sait très bien que maman a horreur des rapportages.


L'autre jour, quand je lui avais serré le cou avec la corde à sauter et qu'il est allé se plaindre à maman en disant : « C'est Hélène qui m'a serré comme ça », maman lui a donné une fessée terrible et elle lui a dit : « Ne fais plus jamais une chose pareille ! » Et quand papa est rentré, elle lui a raconté et papa s'est mis lui aussi très en colère. Arthur a été privé de dessert. Alors il a compris et, cette fois, comme il n'a rien dit, on lui a donné du gâteau à la confiture : j'en ai demandé aussi à maman, trois fois, mais elle a fait semblant de ne pas m'entendre.


Est-ce qu'elle se doute que c'est moi qui ai poussé Arthur?


Avant, j'étais gentille avec Arthur, parce que maman et papa me gâtaient autant que lui. Quand il avait une auto neuve, j'avais une poupée et on ne lui aurait pas donné de gâteau sans m'en donner. Mais, depuis un mois, papa et maman ont complètement changé avec moi. Il n'y en a plus que pour Arthur. On lui fait des cadeaux sans arrêt. Ca n'arrange pas son caractère. Il a toujours été un peu capricieux, mais maintenant il est odieux. Sans arrêt en train de demander ci ou ça. Et maman cède presque toujours. Vraiment, en un mois, je crois qu'ils ne l'ont grondé que le jour de la corde à sauter et ça, c'est drôle, puisque pour une fois, ce n'était pas sa faute !


Je me demande pourquoi papa et maman, qui m'aimaient tant, ont cessé tout à coup de s'intéresser à moi. On dirait que je ne suis plus leur petite fille. Quand j'embrasse maman, elle ne sourit même pas. Papa non plus. Lorsqu'ils vont se promener, je vais avec eux, mais ils continuent à ne pas s'occuper de moi. Je peux jouer près du bassin tant que je veux, ça leur est égal.


Il n'y a qu'Arthur qui soit gentil de temps en temps, mais souvent il refuse de jouer avec moi. Je lui ai demandé l'autre jour pourquoi maman était devenu comme ça avec moi. Je ne voulais pas lui en parler, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Il m'a regardée par en dessous, avec cet air sournois qu'il prend exprès pour me faire enrager, et il m'a dit que c'était parce que maman ne voulait plus entendre parler de moi. Je lui ai dit que ce n'était pas vrai. Il m'a dit que si, qu'il avait entendu maman le dire à papa et qu'elle avait même dit :« Plus jamais, je ne veux plus jamais entendre parler d'elle!» C'est ce jour là que je lui ai serré le cou avec la corde. Après ça, j'étais tellement furieuse, malgré la fessée qu'il avait reçue, que je suis allée dans sa chambre et que je lui ai dit que je le tuerais.


Cet après-midi, il m'a dit que maman, papa et lui allaient partir au bord de la mer et qu'on ne m'emmenait pas. Et il a ri et il m'a fait des grimaces. Alors, je l'ai poussé dans le bassin.


Il dort maintenant et papa et maman dorment de leur côté. Dans un moment, j'irai dans sa chambre et cette fois, il n'aura pas le temps de crier, j'ai la corde à sauter. Il l'a oubliée dans le jardin et je l'ai ramassée. Comme ça, ils seront obligés de partir sans lui. Et après, j'irai me coucher toute seule, au fond de ce vilain jardin, dans cette horrible boîte blanche où ils me font dormir depuis un mois.


« Les plumes du corbeau et autres nouvelles cruelles ».

extrait Jeanne JEAN-CHARLES



Alors ce texte, il glace un peu le sang ...

Mais en même temps il fait réfléchir car en y regardant de plus près, on se demande lequel est le plus cruel...



Faudrait que Darkangels (ma soeurette) le lise et qu'elle me dise comment elle l'analyserait... Elle fait psycho !!!

A méditer...

le 29/03/2008 à 06h24

POEME DU BONHEUR  

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.

 

On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...  
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le  moment présent.  

Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?  
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.  
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant  qu'il est encore temps.  
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, « La Vraie Vie ».

 

Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il  fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une  dette à payer.  
Et alors la vie allait commencer !!! 
Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma  vie.  
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène  au bonheur.  
Le bonheur est le chemin.  


Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore : quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.  
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur  moment que maintenant pour être heureux.  


LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !!!


Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.  
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.

 

 Auteur : inconnu.

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